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Ils veulent se rapprocher de la nature

La seconde fête de l'Environnement à l'Étang-Rouge a montré qu'il y avait de plus en plus de Seurrois à l'écoute d'un savoir ancien, proche de la nature.
Isabelle Siri-Poulot, présidente de l'association des Pierres levées, était heureuse, hier, de voir tant de personnes intéressées par la géobiologie ou même par tous ces savoirs anciens, d'une façon générale. Organisatrice de la thématique de cette fête de l'Environnement, elle pense qu'une grande partie de la population est de plus en plus proche des démarches qui redonnent la parole à la nature. « Il faut travailler son ressenti, consommer autrement et réfléchir à notre quotidien », explique-t-elle. Avec son mari Jean-François, qui est un partisan de la géobiologie, elle explique que les pratiques anciennes ont fait leur preuve. Elle démystifie aussi : « On n'utilise pas le pendule pour lire l'avenir. C'est juste un outil de travail qui confirme la découverte faite avec la baguette. Après, il faut travailler son ressenti et il arrive un moment où on n'a plus besoin d'un outil comme une baguette de noisetier. Les mains suffisent ».

Naturopathes, sophrologues et maisons en paille

Hier, l'étang-Rouge a donc pris des allures de petit village hors du temps. Au fil des ateliers, on pouvait s'initier au tressage d'osier vivant, au compostage, à la construction de maisons en paille et même à la fabrication d'épouvantails.
Des associations ou des particuliers donnaient ces conseils.
Techniques anciennes
Sur place, on pouvait constater l'engouement très prononcé, cette année, pour ces techniques oubliées.
Plusieurs conférences ont réuni du public, autour de la transition écologique, la cristallothérapie ou encore les abeilles. Plus prosaïque, le stand tenu par la Sdat Asco (Action sociale Sud Côted'Or de la Société dijonnaise de l'assistance par le travail) proposait la démonstration des techniques de base pour la construction d'une maison en paille. David Renevret, encadrant technologique et pédagogique, a monté ce qui pourrait être une cabane de jardin, avec le public qui voulait mettre la main à la glaise. En une journée, cette construction a pris tournure : « On va finir par mettre les quatre-vingts bottes de paille. La plupart ont été posées par des enfants et leurs parents. Je leur ai montré qu'il suffisait de les poser comme des moellons.
Pour qu'elles se tiennent entre elles, on enfonce des broches en bambou ; ensuite, l'ensemble tiendra par une planche de chaînage et le toit. On applique ici la méthode Nebraska, comme cela se fait aux États-Unis. Vous savez, il y a de plus en plus de collectivités en France qui ont recours à cette technique. Il y a même une école en paille dans l'Yonne ».
Aux abords de l'atelier, l'odeur de la paille participe à la magie qui émane de cette oeuvre. Alors que les premières maisons en paille étaient regardées comme des curiosités il y a quelques années, cette technique a gagné du terrain. Pour la Sdat Asco, c'est l'un des apprentissages qui valorise le site de l'Etang-Rouge:
«On prouve que les maisons en paille ou le tressage d'osier vivant peuvent être porteurs. Il y a quinze salariés et douze personnes non rémunérés qui nous accompagnent. À la clé, c'est un projet qui remet les gens au travail. Cela nous a permis de placer des gens en immersion dans des entreprises ». On n'est plus dans la rêverie. Hier, des professionnels étaient bien dans le concret hier. Certains ont même eu des contacts sérieux au cours de cette journée. Nombre d'exposants professionnels liés à l'environnement, comme des apiculteurs, des fabricants de panneaux solaires, des vendeurs de bières bio, mais aussi de fromages ou de confitures, ont présenté leur savoir-faire.
Elle a testé la baguette de sourcier
Élizabeth et son époux Jean-Jacques Latierre sont venus de Corgengoux. Élizabeth est la première à se lancer: « Depuis toute petite, je rêvais de prendre une baguette de sourcier pour voir comment ça marche! ». Le moniteur lui explique les rudiments. Elle tient sa baguette courbée et avance avec application. Tout à coup, la baguette fléchit nettement. Élizabeth a un petit cri de surprise. « Il faut que tu essaies aussi ! » dit-elle à son mari. Ils ne sont pas près d'oublier cette petite expérience et ne sont pas déçus d'ètre venus à cette seconde fête de l'Environnement, dédiée à la géobiologie et au bien-être. Dans l'espace de l'Étang-Rouge, il règne un petit air joyeux de kermesse, malgré le temps maussade. Élizabeth est enthousiaste. Comme elle, des centaines de Seurrois ou d'habitants proches sont venues prendre une petite leçon de tous ces savoirs anciens, encore dénigrés il n'y a pas si longtemps.
Essai avec baguette de sourcier
INFO

Association de l'étang-Rouge
Tél. 03.45.63.60.17
Courriel : sylvie.cachier@outlook.fr

Sdat de l'étang-Rouge
Tél. 06.70.85.96.58
Courriel: drenevret.sdat-asco.ateliers@sfr.fr

Association Les Pierres levées
Tél. 06.58.08.35.04
Courriel: lespierreslevees@gmail.com
Élizabeth et Jean-Jacques ont des ruches, alors ils ont acquis une sensibilité particulière pour dialoguer avec la nature. » Mon mari a trouvé un essaim, cette semaine. Avant de le prendre, il a posé délicatement la main dessus. C'est une question de respect aussi », explique Élizabeth, qui pense qu'il y a sans doute un rapport entre sourcier et magnétiseur : « Ce n'est pas de la magie. Ça demande juste une transmission de savoir » .
Les jeunes générations sont-elles prêtes à une telle démarche ? Elle le pense : « J'enseigne la poterie dans une école. Je ieur ai demandé de représenter leur village à travers les âges et, aussi, comment ils le voyaient à l'avenir. Ils ont fait des maisons végétalisées ! Moi, à leur âge, j'aurais fait des gratte-ciel. Comme quoi, ce n'est pas foutu ! »