Un quart de siècle de plein essor

Après une période où l'Association récupère les locaux loués, les transforme, aménage les combles permettant de porter la capacité d'accueil à une quarantaine de lits, une politique de rénovation beaucoup plus ambitieuse va se poursuivre pendant un quart de siècle. Cette politique nouvelle a été personnalisée par M. Philippe ANTOINE, Président du nouveau Conseil d'Administration :
  • en 1955, construction d'un bâtiment comportant, au rez-de-chaussée, des bureaux, et sur deux plans, 20 chambres ;
  • en 1961, démolition des écuries longeant la rue des Anciennes Facultés et réalisation de nouvelles cuisines, salle à manger en rez-de-chaussée, et en étages, sur quatre plans, d'une cinquantaine de chambres. La capacité de ce bâtiment sera presque doublée en 1971 après rachat et rasement de deux immeubles insalubres donnant également sur la rue des Anciennes Facultés ;
  • les travaux seront repris plus tard dans le but d'améliorer les conditions de vie commune et d'animation : déplacement des cuisines, restauration des salles à manger et des salles de jeux, création de nouveaux bureaux pour les gestionnaires et les animateurs, de salles de loisirs, rénovation des sanitaires.
Dès la première tranche de travaux, il devenait évident qu'il ne serait plus longtemps possible de laisser sur place, rue de la Manutention, les Ateliers. Ces derniers devaient être transférés, dès 1963, dans l'ancien lavoir de la Ville de DIJON, rue Auguste Frémiet, au voisinage des Asiles de Nuit et Foyer de Travailleurs Migrants dont la Mairie confiait la gestion à la Société Dijonnaise de l'Assistance par le Travail.

A la même époque, la Ville de DIJON confiait à la Société Dijonnaise de l'Assistance par le Travail, le creusement des tombes et l'entretien du Cimetière. Cette collaboration avec la Ville demandait à l'Association de prendre en main quatre opérations particulièrement difficiles :
  • la création et le démarrage du terrain de nomades derrière le Cimetière,
  • le relogement des habitants du bidonville rasé de la Charmette,
  • la reconstruction, rue Louis Viardot, du Foyer des Travailleurs Migrants,
  • l'ouverture du Centre d'Accueil et d'Orientation de la rue Sadi Carnot et dans un immeuble voisin, d'un foyer pour clochards.
1956 : l'Abbé Pierre est venu inaugurer le nouveau bâtiment du Foyer de la Manutention.
1956 : l'Abbé Pierre est venu inaugurer le nouveau bâtiment du Foyer de la Manutention.

Les rémunérations versées par la Ville pour ces actions, le produit des Ateliers gérés par l'Association qui connurent à une certaine époque un grand développement puisque ces Ateliers eurent pendant vingt ans le monopole de la fourniture des allume-feux à la Compagnie Internationale des Wagons-Lits, ainsi que le prix des pensions versées par les pensionnaires travaillant à l'extérieur (car la règle d'or était l'accueil de tout homme acceptant d'accomplir le travail qui lui était demandé), permirent, jusqu'en 1976, une autonomie de gestion sans prix de journée et pratiquement sans subvention car toutes les aides obtenues de la Ville, du Département, de l'Etat, de la Caisse d'Epargne, de la Quinzaine Commerciale et des très nombreux Dijonnais soutenant l'action de l'Association, furent en très grande partie affectées aux investissements immobiliers ou mobiliers.

1958 : de gauche à droite : le Chanoine KIR, Député-Maire de Dijon, Philippe ANTOINE, secrétaire Général, le Pasteur DERANSART, Président de l'association et M. ROZE, secrétaire.
1958 : lors d'une Assemblée Générale de la SDAT, de gauche à droite : le Chanoine KIR, Député-Maire de Dijon, Philippe ANTOINE, secrétaire Général, le Pasteur DERANSART, Président de l'association et M. ROZE, secrétaire.