Quand le paiement de la pension au foyer de la
Manutention était assurée par les employeurs !

Jusqu’en 1976, les pensions payées par les hommes hébergés au Foyer de la Manutention et travaillant chez un employeur extérieur, étaient une source de revenus importante pour l’équilibre des comptes de l’association.

Aussi, afin de se prémunir contre les risques d’impayés, l’association avait institué la garantie du paiement par l’employeur. Par accord passé entre le pensionnaire et son employeur, ce dernier s’engageait à payer à l’association le montant de la pension hebdomadaire, la somme versée était ensuite retenue sur le salaire. C’est ainsi que chaque vendredi, l’on pouvait croiser dans les rues de la ville un encaisseur de la SDAT qui se rendait à pied dans toutes les entreprises dijonnaises employant des pensionnaires du foyer. Il faut dire qu’en même temps, bien avant la création des sociétés de travail temporaire, la SDAT était un fournisseur important de main-d’œuvre pour les entreprises locales.

Cette pratique a disparu lorsque le foyer a bénéficié d’un financement public au titre des centres d’hébergement et de réinsertion sociale (CHRS).
Restaurant collectif du Foyer de la Manutention de la SDAT